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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 18:05

 

Dossier-1 0775m

La station d'Avoriaz

 

 

Pendant 20 ans, de 1973 à 1993, le Festival d'Avoriaz était LE rendez-vous annuel incontournable pour un grand nombre de passionnés de cinéma fantastique. 

 

Au début des années 90, Avoriaz arrivait juste après Cannes dans le top-ten des festivals de cinéma, tous pays confondus. Avoriaz, synonyme d'imaginaire, était devenu un label de qualité, la référence ultime dans le domaine du fantastique.

 

Mais Avoriaz, c'est d'abord une station de ski créée en 1967 par le promoteur immobilier, Gérard Brémond. Elle fut construite en Haute-Savoie avec un concept novateur, puisqu'il s'agissait d'une station sans voiture.

Brémond doit ensuite faire connaître sa station auprès du public. L'idée de créer une manifestation en rapport avec le cinéma commence à germer. Il rencontre Lionel Chouchan qui lui propose d'organiser un festival de cinéma fantastique. Chouchan créera par la suite  le Festival du cinéma américain de Deauville en 1975, le Festival du film policier de Cognac en 1982 et le Festival international du film fantastique de Gérardmer en 1994.

L’atmosphère particulière et inquiétante qui émane de la station d'Avoriaz, camouflée sous la neige et parfois enveloppée de brume, a sans doute inspiré Lionel Chouchan. Mais la création d'un tel festival est risquée, car au début des années 70, le cinéma fantastique est méprisé par un large public. On peut dire alors que Gérard Brémond et Lionel Chouchan ont eu une intuition particulièrement aiguisée ! Car il fallait oser s'aventurer sur les voies d'un genre dont personne ne pressentait le potentiel et le succès futur.

 

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« Il fallait faire d'un lieu totalement inconnu un endroit à la mode, dans l'air du temps. Le fantastique a permis à Avoriaz d'accéder à cette notoriété. »

 

Lionel Chouchan

(délégué général du festival d'Avoriaz)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- 1973 -

Grand Prix: Duel

 

  duel-dennis-weavercamion duel

 

La première édition du Festival d'Avoriaz va propulser sur la scène médiatique du monde entier cette station encore à l'état d'ébauche. Parmi les films en compétition cette année-là, seul le téléfilm Duel sortira du lot et révèlera le talent de son réalisateur: Steven Spielberg. Sur une classique histoire de poursuite imaginée par l'écrivain/scénariste Richard Matheson, Spielberg impose le fantastique sans aucun trucage, mais par la magie du montage et du cadrage. Le quotidien le plus banal débouche sur l'insolite; on ne saura jamais ce qui pousse un énorme camion à attaquer un paisible conducteur d'automobile. Avec Duel, Spielberg a réussi à prouver que l'imagination compense sans peine le manque de moyens.

 

 

 

- 1974 -  

Grand Prix: Soleil Vert

 

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Prix spécial du jury: El Topo


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 Le Grand Prix revient à Soleil Vert du vétéran Richard Fleisher qui nous dépeint un futur plutôt inquiétant. Sur un fond d'enquête policière, le film dévie subtilement vers un message plus grave qui touche à l'écologie, à la surpopulation et à la famine.

El Topo est un film mexicain d'Alejandro Jodorowsky dont la complexité thématique permet de nombreux niveaux de lecture. C'est sans doute cela, la véritable force de cette œuvre qui échappe à toute classification.

Egalement en compétition pour cette seconde année, Westworld, la première réalisation du romancier Michael Crichton qui combine habilement le western et la science-fiction. Yul Brynner, dans le rôle d'un androïde cow-boy qui traque sans relâche les héros, est assez fascinant.

 

Annex - Brynner, Yul (Westworld) NRFPT 04Yul Brynner dans Westworld

 

 

 

 - 1975 -

Grand Prix: Phantom of the Paradise

 

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 La découverte de ce troisième festival est sans aucun doute Brian De Palma qui y présente sa huitième œuvre: Phantom of the Paradise. Egalement scénariste du film, De Palma s'est inspiré du roman Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux. L'histoire du film reprend aussi le mythe de Faust et Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde. Sans oublier des références à Frankenstein de Mary Shelley et à Psychose d'Alfred Hitchcock. De Palma nous offre donc une variation intelligente et délirante du Fantôme de l'Opéra avec une mise en scène nerveuse et imaginative. Les séquences musicales étant parfaitement intégrées dans l'histoire. Une œuvre culte.

 

 

 

- 1976 -

Pas de Grand Prix !

Prix de la critique: Massacre à la Tronçonneuse


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Pas de Grand Prix pour cette quatrième édition. Le jury déclara que, devant la faiblesse de la sélection, il décida de ne pas décerner de Grand Prix cette année-là ! 

David Cronenberg présente sa 3ème œuvre: Frissons. Un film choc qui nous montre une invasion de parasites meurtriers et répugnants. Le film n'épargne rien au spectateur qui se retrouve souvent au bord de l'écœurement.

Une autre première œuvre: Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Le film ne rencontrera qu'hostilité de la part d'un jury complètement stupide ! Plus que ce que l'on voit sur l'écran, c'est ce que l'on ne voit pas qui dérange, d'où l'importance de la bande son. Pour sa première réalisation, Tobe Hooper agresse le spectateur avec une mise en scène coup de poing, recélant quelques espaces d'humour noir.

 


 

- 1977 -

Grand Prix: Carrie

 

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Steven Spielberg, président du jury, décerne à son ami Brian De Palma son second Grand Prix à Avoriaz avec Carrie, d'après le premier roman publié de Stephen King. Quant à Sissy Spacek, elle recevra un prix d'interprétation pour son rôle dans ce même film.

 

 

 

- 1978 -

Grand Prix: Le Cercle Infernal

 

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Prix spécial du jury: La Dernière Vague


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Antenne d'Or et Mention Spéciale: Eraserhead


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La Dernière Vague de Peter Weir, marque l'avènement du cinéma fantastique australien.

Avec Eraserhead, David Lynch jetait au visage des spectateurs un cauchemar  en noir et blanc comme jamais on n'en vit au cinéma. Unique, dément, dérangeant, absurde, choquant. Un premier film que Lynch mit quatre ans à tourner.

 

 

 

- 1979 -

Grand Prix: Patrick

 

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Prix de la critique: Halloween

 

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 Après la révélation de La Dernière Vague l'année précédente, le cinéma fantastique australien est une fois de plus à l'honneur avec trois films: Patrick, La Nuit... Un Rôdeur et Long Week-End.

Halloween popularise, avec une rare économie de moyens, le mythe du tueur psychopathe. Du jour au lendemain, John Carpenter devient un grand espoir du cinéma fantastique.

 

 

 

- 1980 -

Grand Prix: C'était Demain

 

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Prix spécial du jury: Mad Max

 

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Encore deux premiers films marquants, cette année-là: Mad Max de George Miller et C'était Demain de Nicholas Meyer. Ce dernier reçoit le Grand Prix avec une fascinante histoire où l'on voit l'écrivain H.G. Wells poursuivre Jack l'éventreur à travers le temps.

 

 

 

- 1981 -

Grand Prix: Elephant Man

 

ELEPHANT-MAN

 

 

 

Prix de la critique (ex-aequo): Hurlements et

Quelque part dans le Temps

 

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Hurlements

 

quelque-part-dans-le-temps-1980-05-g.jpgQuelque part dans le Temps

 

 « Je ne suis pas un animal, je suis un homme ! » revendique John Hurt dans Elephant Man de David Lynch. La formule rentre aussitôt dans les mœurs et exprime toutes les souffrances du monde. Cette œuvre en noir et blanc n'est pas fantastique, mais le Grand Prix qu'elle reçoit est tout de même amplement mérité.

Joe Dante renouvelle le film de loup-garou avec Hurlements en le dépoussiérant par l'humour noir et les effets spéciaux très impressionnants de Rob Bottin.

Le public verse de chaudes larmes pendant la projection de Quelque part dans le Temps de Jeannot Szwarc, d'après un roman de Richard Matheson. Un homme de théâtre (interprété par Christopher Reeve), par la seule force de la pensée, rejoint sa bien-aimée un siècle plus tôt. Désuet ? Peut-être. Mais surtout poignant, beau, romantique.

 

 

 

- 1982 -

Grand Prix: Mad Max 2


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 George Miller revient avec Mad Max 2: The Road Warrior. Rencontre du courant punk, de la bande dessinée, du western et du road movie. L'histoire est très simple, mais ce sont la vitesse grisante et la violence paroxysmique qui impressionne le jury de cette 10ème édition.

 

 

 

- 1983 -

Grand Prix: Dark Crystal

 

DARK-CRYSTAL-1982_reference.jpg

 Trois films d'heroïc-fantasy pour cette année: Tygra, la Glace et le Feu de Ralph Bakshi, Dar l'Invincible de Don Coscarelli et surtout Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz, un chef-d'œuvre du merveilleux et un conte plus complexe qu'il n'y paraît sur les rapports étroits entre le Bien et le Mal.

Luc Besson fait ses débuts avec Le Dernier Combat et hors compétition nous découvrons le sanglant et génial Ténèbres de Dario Argento.

 

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Ténèbres (photo 1)

 

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Ténèbres (photo 2)

 

tenebres-dario-argento-L-1.jpegTénèbres (photo 3)

 

 

 

 

- 1984 -

Grand Prix: L'ascenseur

 

L-ascenseur-1.jpg

 


Prix du suspense, Prix de la critique et Antenne d'Or:

Dead Zone

 

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 Curiosité de ce 12ème festival d'Avoriaz, un hommage à Alfred Hitchcock avec La Corde, Fenêtre sur Cour, Mais qui a tué Harry ?, L'homme qui en savait Trop et Vertigo. Ces cinq films, invisibles depuis plus de vingt ans, font l'évènement et monopolisent l'attention du public, de la critique et des médias.

D'après un roman de Stephen King, Dead Zone de David Cronenberg reçoit trois prix.

Quant à L'ascenseur, il obtient le Grand Prix du festival. Cela n'a pas empêché le film de Dick Maas de très mal vieillir.

 

12em festival Avoriaz 1984

 

 

 

- 1985 -

Grand Prix: Terminator

 

terminator1.jpg

 

 

Prix de la critique et Prix d'interprétation

féminine (Heather Langenkamp): Les Griffes de la Nuit

 

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 Les Griffes de la Nuit de Wes Craven reçoit le prix de la critique et un prix d'interprétation pour Heather Langenkamp. Sans doute le film fantastique le plus original de l'année 1985.

Russell Mulcahy débarque et terrorise les festivaliers avec Razorback et son monstrueux sanglier australien.

Terminator, le premier vrai film de James Cameron, reçoit, quant à lui, le Grand Prix de cette 13ème édition.

 

 

 

- 1986 -

Grand Prix: Dream Lover

 

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L'un des plus mauvais Grands Prix dans l'histoire du festival: Dream Lover d'Alan Pakula. Soporifique et pesant, une histoire où il est question des rapports père-fille à travers les rêves récurrents d'une héroïne bien fade.

John McTiernan présente son premier film: Nomads. Un scénario très étrange où le héros (Pierce Brosnan) découvre l'existence de nomades qui peuplent un univers parallèle au nôtre.

Russell Mulcahy revient hors compétition avec Highlander. L'unique succès de sa carrière.

Après Evil Dead, Sam Raimi se rend au festival avec son second long-métrage: Crimewave. Un film totalement oublié aujourd'hui et qui, malheureusement, le restera. L'histoire donne dans l'humour macabre, le burlesque, en multipliant par dix les situations classiques du genre dans un univers à la Tex Avery.

Un autre film oublié et qui mérite d'être découvert aujourd'hui: Le Dernier Survivant, un film néo-zélandais de Geoff Murphy. Il s'agit du thème classique du dernier survivant sur Terre, mais ici, ils sont trois (deux hommes et une femme). La fin est très surprenante.

 

crimewave.jpgnomadsaff

 

highlander1_w_450.jpgHighlander

 

 

 

- 1987 -

Grand Prix: Blue Velvet

 

Blue Velvet1

 

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Prix spécial du jury: La Mouche

 

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Les deux seuls bons films de cette 15ème édition, sont Blue Velvet de David Lynch et La Mouche de David Cronenberg. Comme pour Elephant Man en 1981, le nouveau chef-d'œuvre de Lynch n'est pas vraiment fantastique, et il aurait peut-être été préférable de décerner le Grand Prix à La Mouche, voire un Grand Prix ex-aequo.

 

 

 

- 1988 -

Grand Prix: Hidden

 

18831082

 

 

Prix d'Excellence et Prix de la Commission

Supérieure Technique:

Robocop

 

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Prix de la critique: Prince des Ténèbres

 

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Nous découvrons une réalisatrice qui en a, Kathryn Bigelow,  avec son film de vampires: Near Dark.

Paul Verhoeven nous présente Robocop, son premier film américain, qui sera LE grand évènement de ce festival.

C'est aussi le retour de John Carpenter avec son Prince des Ténèbres, après l'énorme production − et l'échec commercial − des Aventures de Jack Burton.

 

near_dark_01.jpgNear Dark (un an plus tôt, ces trois acteurs jouaient déjà ensemble dans Aliens)

 

 

 

- 1989 -

Grand Prix: Faux-Semblants


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  Trois films touchent cette année étroitement à l'enfance. Le gamin de Parents soupçonne son papa et sa maman de manger de la viande humaine; Paperhouse s'immisce dans l'univers intérieur d'une petite fille où elle affronte son croquemitaine de père; le petit héros de Jeu d'enfant subit les assauts de sa poupée Chucky.

David Cronenberg reçoit enfin le Grand Prix avec son dernier chef-d'œuvre à ce jour: Faux-Semblants.

Et John Carpenter revient pour la dernière fois à Avoriaz avec l'excellent They Live.


they live

 


- 1990 -

Grand Prix: Lectures Diaboliques

 

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Prix du public: Simetierre

 

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Dans Simetierre, d'après un roman de Stephen King, un petit garçon meurt, renversé par un camion. Il devient un mort-vivant et se met à tuer son entourage, y compris sa propre mère.

Dans Chérie, j'ai rétréci les gosses de Joe Johnston, des enfants réduits à un centimètre, doivent regagner leur maison en traversant le jardin qui est devenu pour eux une immense jungle avec des insectes géants.

 

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Chérie, j'ai rétréci les Gosses

 

 

 

- 1991 -

Grand Prix: Darkside, les Contes de la Nuit Noire

 

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Prix de la critique et Prix du public: L'échelle de Jacob

 

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Prix spécial du jury: Cabal

 

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Deux films à retenir pour cette édition. L'échelle de Jacob d'Adrian Lyne. Jacob, un new-yorkais employé des postes, est surpris par d'étranges cauchemars pendant ses journées. Il se retrouve plongé dans des endroits inconnus et fait face à d'étranges personnes plus effrayantes les unes que les autres.

Cabal de Clive Barker. Un homme découvre un monde souterrain où vivent des centaines de créatures qui semblent bien plus humaines que leurs agresseurs humains.

 

 

 

- 1992 -

Grand Prix: L'évasion du Cinéma Liberté

 

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20ème édition ! Il a été décidé que beaucoup moins de films américains seraient sélectionnés afin que l'on découvre aussi le cinéma fantastique d'autres pays. Pour preuve en cette année 1992, c'est le film polonais L'évasion du Cinéma Liberté qui reçoit le Grand Prix. Dans la Pologne  proche de la sortie du communisme, des responsables de la censure et du Parti entrent en dialogue avec les personnages présents sur l'écran du cinéma Liberté, notamment dans des scènes de La Rose Pourpre du Caire de Woody Allen, où un personnage quitte l'écran pour aller dans la salle.

 

 

20em-festival-Avoriaz-1992.jpg

 

 

 

- 1993 -

Grand Prix: Braindead

 

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Prix du public, Prix d'interprétation

féminine (Virginia Madsen) et Prix de la

meilleure musique (Philip Glass):

Candyman

 

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Le festival a 20 ans et c'est sa 21ème et dernière édition. Quelques suites sans grand intérêt comme Simetierre 2 et Evil Dead 3 du pourtant génial Sam Raimi .

Trois prix pour Candyman, un film de Bernard Rose inspiré d'une nouvelle de Clive Barker. 

Le dernier Grand Prix du festival d'Avoriaz revient à Peter Jackson pour sa comédie délirante et gore: Braindead. C'est Christopher Lee, le président du jury, qui remet le prix au réalisateur néo-zélandais. Six ans plus tard, les deux hommes se retrouveront pour le tournage du Seigneur des Anneaux.


 

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Arrêter le Festival du film fantastique d'Avoriaz fut une décision difficile à prendre. Il avait tant de fidèles ! Mais pour Gérard Brémond, le festival avait largement rempli son but: assurer un réseau relationnel fort précieux  pour la notoriété de la station.

En 1993, Jacques Toubon était ministre de la Culture. Sa politique était à la défense de l'exception culturelle française et à la lutte contre le « franglais ». C'est ainsi que le festival du film fantastique laissa sa place au Festival du film... français ! On bénéficia, bien sûr, de la notoriété apportée à Avoriaz par l'ancien festival. Mais cela n'a pas suffi, car le Festival du film français ne dura que deux ans.

 

Le Festival du film fantastique de Lionel Chouchan ne resta pas à la rue bien longtemps. Aussitôt éjecté de Haute-Savoie, il se mit à la recherche d'un autre point de chute. Il y eut plusieurs postulants, mais c'est finalement Gérardmer, dans les Vosges, qui remporta la palme. En 1994, le festival Fantastica était né. Il deviendra le Fantastic'Arts en 1996, répondant ainsi à une vision plus large du genre fantastique: cinéma, littérature, bandes dessinées... Et en 2009, il deviendra le Festival du film fantastique de Gérardmer.

 

Mais ceci est une autre histoire...   

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Published by Winslow - dans Divers
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commentaires

Yuffie-chan 04/05/2011


Dark Crystal : vu plusieurs fois quand j'étais petite. J'ai toujours la cassette video, il faudrait que je le revois avec un regard neuf celui-là =D
Freddy les griffes de la nuit : vu aussi, beaucoup aimé =p
They Live : vu également, mais je ne m'en rappelle plus très bien.
Near Dark (Aux frontières de l'Aube) : vu aussi, y'a trop de lenteur et même si parfois il se montre jouissif, j'y vois beaucoup trop de défauts.

Les autres, pas vu (sauf ceux que j'ai cité dans mon autre message). J'ai bien envie de voir Carrie et Ténèbres. Les autres me motivent moins.


borat8 04/05/2011


Un article très intéressant sur un festival aujourd'hui défunt. J'ai appris beaucoup de renseignements notamment sur les films concernés mais aussi sur sa création. Pour les films de Lynch, je
trouves pas ça logique non plus vu qu'il n'y a aucun élément fantastique dedans. Pour Evil Dead 3, pas trop d'accord, ce volet étant supérieur au premier tout comme le 2 et particulièrement
tordant. Heureusement qu'il reste Gérardmer maintenant avec son lot de grands films tels Dream Home, Morse, Scream, Dark Water, L'orphelinat, Gattaca, Moon, Rec, Splice, All the boys love Mandy
Lane ou Donnie Darko.


Winslow 05/05/2011


A Gérardmer, Créatures Célestes de Peter jackson avait également reçu le Grand Prix.

Il y avait aussi le festival du film fantastique de Paris, créé par Alain Schlockoff, le fondateur du magazine l'Ecran Fantastique. Ce festival s'est arrêté en 1989 à cause des spectateurs qui
passaient leur temps à hurler pendant les projections. Un malade avait même lancé un couteau sur l'écran, tout près d'Alain Schlockoff qui était présent sur scène pour présenter un film.

Pour revenir à Gérardmer, le festival n'a jamais vraiment eu l'ampleur médiatique qu'avait le festival d'Avoriaz. Mais c'est déjà bien qu'un festival du fantastique existe en France. Et comme
Gérardmer va bientôt fêter ses 20 ans, je pense que c'est un festival qui va encore durer un bon moment.


borat8 06/05/2011


Pas vu le film de Jackson, mais je privilégie Bad Taste et Braindead d'abord. D'ici la sortie de The Hobbit, je penses que j'aurais le temps. :)
Connaissais pas le festival de Paris. Je peux comprendre son arrêt vu les raisons que tu donnes. Le coup de couteau m'aurait fait peur, car imaginons qu'il n'aurait pas attérit près du bonhomme
mais ailleurs. Glauque.
Préfère Gérardmer à Cannes (rien que l'année dernière, c'était entre le chiant et le nul) et Deauville (se passe jamais rien), notamment par le choix de films. Et ceux que j'ai cité sont de bonne
qualité.


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